mardi 25 novembre 2008

Day 41 -5: Return of the Jedi

Après des mois de travail en remote avec les équipes indiennes, ca y est, je retourne là bas! Vivement un bon gros plat de riz/poulet super épicé arrosé de Kingfisher après une heure de taxi avec de la musique traditionelle à fond. En plus, c'est juste pour une semaine, donc, c'est parfait!

jeudi 19 juin 2008

Day 38, 39, 40: Work work work

Rien de passionant...j'ai beaucoup de travail, je ne suis jamais au bureau, les fournisseurs indiens commencent à sérieusement user ma patience légendaire à force de palabre inutile et hors sujet, j'attend le retour en France et je n'ai toujours pas réfléchi à quand je retournais ici (mais probablement en septembre vu comment je commence à avoir besoin de vacances).

lundi 16 juin 2008

Day 36 & 37: Guiness Nikolas' Record

Day 36: le record du rien ... un dimanche calme
Day 37: le jour où j'ai battu la plupart de mes records personnels...
> Record du levé tôt: 2am pour aller prendre un avion à 6:30am ...
> Record de la nuit la plus courte: impossible de dormir avant 1am ... une heure de sommeil
> Record des toilettes les plus repoussantes: comme quoi l'horreur n'a pas de limite ... merci mon fournisseur de Coimbature
> Record de rigolade en situation périeuse: j'ai pris un avion à hélice, ca tangue à mort dans tous les sens ... et lorsque j'ai voulu prendre mon café dans la main, on est arrivé dans une zone de turbulence et mon ipod c'est mis à cracher Song 2 de Blur. Je rigolais tout seul...(faut avoir vu la pub pour BMW avec Madonna je suppose pour comprendre)
> Record de l'endormissement en meeting: en plein audit j'ai vraiment failli heurter la table avec mon front paske je tombais de sommeil
> Record de la situation de touriste la plus absurde: invité à dîner par un fournisseur, je me retrouve dans un grand hotel indien, avec des serveurs indiens portant des costumes thaïlandais pour le festival thaï
> Record de la journée la plus longue: 21h debout...pas mal et j'ai même plus sommeil
Allez, la semaine est entamée, donc elle est presque finie...et vendredi, Francia!

samedi 14 juin 2008

Day 34 & Day 35: Party!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Bon pas grand chose à raconter sur la journée de vendredi...6 heures de voiture pour aller voir un fournisseur, trois minutes pour voir Mysore, une heure pour manger dans un palace (ou plutôt la boite attenante à un palace...j'avoue que la tentation de manger dans le grosse voiture rouge style oui-oui a été forte mais j'ai résisté). Grosse journée, je suis rentré cassé.

Samedi...jour de repos. Tout était planifié en avance la veille au soir avant de dormir. Portable en mode silence? Check! Porte de chambre en mode "ne pas déranger"? Check. Réveil éteint? Check! Téléphone décroché? Bah...ils n'iront pas jusque là. Ready for dodo....go go go! Erreur. 8:30 le lendemain matin...bip bip bip le portable. C'est jouable j'ai mes boules kies. 8:45 coup de téléphone...c'est jouable, je suis déchiré, sitôt réveillé, sitôt rendormi. 9:45...nouveau coup de téléphone. Mince, ce coup ci ca marche..."Allo? (genre voix outre tombe...faut pas me chercher quand je me réveille et que j'ai joué à la PSP jusqu'à 1h du mat')..."yes, it's D****, what about the day today". Bon, je résiste à l'envie de lui dire un truc genre "suck my b***" mais je lui précise que bon, j'étais en train de dormir... bon ma nuit est foutue, autant me lever.
1:30pm, D**** vient me chercher et me propose le choix standard (je croyais avoir passé le test): shopping (argh!), movies ou amusement park (argh!). Ok, va pour un film, Bollywood de préference. Bon evidemment, histoire d'avoir du bol, les Bollywood sont pris d'assault et on se rabat sur le bond film ricains 'The happening' (une sombre merde) ... chose amusante, l'entracte comme au théatre pendant la scéance pour soulager des besoin naturels ou dépenser ses roupees.
6pm ... discussion avec D****, je mentionne innocement que Ajay m'avait fait visiter son appart. Bing, immédiatement, D*** me propose d'aller prendre le thé chez lui (je saurai jamais du coup si c'était spontané) pour voir sa femme et ses enfants. Moi qui suis généralement extremement peu sociable, ca m'a fait plaisir de voir ses enfants (Deepak en miniature), sa fille et sa femme. Très bon moment dans son appartement (et prise de conscience de ce qu'est la vie d'un cadre moyen chez GE)... evidemment, le fait de parler anglais gache une petite partie de ce moment sympathique où nos limites mutelles dans le langage rendent l'échange plus complexe (comprenons nous bien, chacun parle TRES courament mais pour parler de sujet comme les enfants, le vocabulaire manque de...relief).

Bon allez, zou tant pis, je fais une apparté (NB: il est minuit et on a picolé de la Kingfisher et du Wiskhy/coke). Depuis quelques jours, je fais une mini enquête sur mes collègues pour comprendre leur mode de vie. "What do you do when you're not in the job? Réponse: spending life with family. Sport? Regard semi intrigué, semi vexé. Friends? Haussement de sourcil...bon en gros, la vie du cadre moyen en semaine hors du job manque un peu de fun ou de loisirs (ok, ils ont des enfants mais c'est pas une excuse pour se laisser pousser le bidou). Bon sinon, l'apparement me direz vous? Etat moyen, pas trop de rénovation mais mon collègue est propriétaire et vu le petit monstre adorable qu'il a, je comprend sa réticence à investir dans le l'immobilier. Sinon, je suis encore tout ému de la gentillesse de sa femme qui nous a offert le thé au dernier moment (sans en prendre elle même)... j'avoue que niveau sens de l'hospitalité, c'est assez incomparable. Fin d'apparté.

Samedi...20:30, arrivée au **** (j'ai oublié le nom), début de soirée. J'étais déjà allé dans un endroit similaire avec l'équipe SQE quelques semaines auparavant...dîner dehors mais sous un toit entouré de verdure. De multiples pièges à insectes évitent qu'on se fasse dévorer par les moustiques. Grosse soirée jusqu'à ... pas bien tard. A ma grande surprise, mes collègues Veg' (les 3) commandent d'entrée du whisky alors que je me tiens à la bière gentiment. La conversation roule sur tout les sujets (boulôt inclus et évidemment criquet...finale Inde/Pakistan...je crois que le Pakistan a gagné...à confirmer). Soirée très symptahique, marquée par deux ou trois moments...entre autre, ils m'avouent qu'ils ne se lachent pas devant les big foreigners boss ... moi inclus (laché par Ranjeet, un peu émoustillé), moi identifié comme Workoholic (aïe...même feedback que mes collègues francais, ca doit être vrai!) Les soirées à cet endroit sont fréquentes (un petit club formé sur un équivalent de Facebook ou Linked). Tout le dilemne pour moi dans ce genre de soirée et de savoir faire la part des choses entre amusement et mon job (ils sont super sympa mais bon, ils restent des gens à qui je dois en imposer même si c'est "Party Time" comme dirait Gloria Estefan). Bon au final soirée bien sympathique avec du Whisky/Coke (mon cocktail favori) et une bonne ambiance. Une petite photo de la soirée:
Petit détail que j'oubliais: la convivialité: en Inde (comme en espagne), chacun picore dans tout les plats et partage le repas. Extremement agréable...j'avais déjà noté ca au self, où les gens qui amènent des chose de chez eux (dans ce petit panier métal multi-étage si commun) partagent avec tout le monde (de gauche à droite: Ranjeet, Moï, Yogesh et Deepak...sensation étrange vu que je suis le plus jeune mais ... le plus haut gradé).
Bon sinon, programme de demain: Dormir, repos, un peu de sport. Lundi, levé 4am pour aller à Coimbature.

jeudi 12 juin 2008

Day 33: Au pays de Fonzie

Il y a une anecdote amusante que j'avais oublié de raconter mais qui m'es revenue ce matin. Fonzie, le personage de la série "happy days" ... et bien contre toute attente, soit il est indiens, soit la plupart des jeunes sont fan de lui. La raison est simple, si on reste à proximité d'un mirroir assez longtemps, on va presque à coup sur voir débarquer un jeune qui en se regardant dans la glace va finir par prendre la pose Fonzie (jambes écartées pour la stabilité, le regard de tueur) et d'un geste gracieux attraper le peigne plat qu'il cache dans le fond de sa poche arrière pour se donner de grand coup de peignes afin de fixer les cheveux en arrière... ca surprend, surtout quand on sort des toilettes, qu'on se lave les mains et qu'on apercoit le spectacle par dessus son épaule.

Sinon, aujourd'hui, j'ai vu un Caméléon dans la cours intérieure de l'usine. Visiblement c'est assez courant ici vu que mes collègues ont rigolé en voyant mon enthousiasme face à la bestiole... demain je pars pour Mysore visiter un fournisseur et peut être un peu la ville. Ce soir programme chargé: dormir.

mercredi 11 juin 2008

Day 32: Indian Traffic

Parti 8:00...retour à l'hotel 21h. Une longue journée. Je monte dans le taxi qui m'a attendu toute la journée sur le site du fournisseur et je suis assailli par deux choses: l'odeur d'enscens et la musique traditionelle. Le chauffeur se précipite pour éteindre le baton allumé et éteint la radio ... pour quelques centaines de mètres ... après m'avoir baragouiné quelque chose en souriant, il remet la radio à fond tout en roulant au pas dans le traffic dense de Bangalore. Une heures pour sortir de Pina (la zone industrielle majeure) mais une heure envoutante ... assourdi par la musique, entouré d'odeurs d'enscens et cerné de toutes part par une foule de véhicule et de piétons - je comprend comment on en vient à aimer cet endroit. Le traffic semble avoir sa vie propre et évoluer à son propre rythme ... pas de panneau de signalisation, pas de respect pour les règles de la conduite, des gens partout ... et pourtant pas d'accident. Les tôles semblent se froler sans jamais se toucher. Une heure sonne ... le chauffeur change de radio, le charme est brisé, on fonce désormais vers Bangalore et Whitefield où se trouve mon hotel: il se tourne vers moi en riant "Indigo...english music" ... les hauts parleurs crachent tout ce qu'on peut entendre sur Oui FM en France.

Je n'ai pas résisté...je vous invite 20 secondes dans mon taxi (il faut pousser le contraste vu que la nuit tombe tôt ici):



Et en prime, une petite photo de moi avec toute l'équipe indienne lors du supplier day (ce qui a beaucoup fait rire mes collègues Francais).

lundi 9 juin 2008

Day 31: Back to Black

De retour. Un atterrissage qui ressemblait plus à "jetons l'avion sur la piste pour voir si il rebondit" qui a fait pousser un cris à tous les passagers suivi d'un rire général (après 10h d'avion, même un atterrissage minable fait plaisir), une demi-seconde pour trouver mon taxi (bien organisé, j'avoue), une heure et demi interminable pour aller à l'hotel puis quelques heures à chercher le sommeil dans ma nouvelle chambre. Je suis de retour. Etrangement, je suis plutôt content pour l'instant [la première partie de ce message a été écrite le matin de mon arrivée vers 2am].
Maintenant il est 22:45, je suis franchement crevé. J'ai retrouvé quelques trucs sympas comme les collègues, le thé au lait qui déchire, le taxi, l'hotel sympa et d'autres choses moins sympa comme les toilettes qui font peur, le gars de l'hotel qui tambourine à ta porte à 6am en te disant que t'as commandé un réveil - ce qui est évidemment une erreur et qui donne franchement envie de lui tambouriner sur sa gueule à lui quand on s'est couché trois heures avant - la conduite assez épique sur la route... Pas grand chose de neuf depuis mon départ...le BJP a gagné les éléctions au Karnataka (ce qui n'était pas arrivé depuis 25 ans), quelques articles de propagange sur le HIV en Inde dans le journal (je ne sais plus trop ce qu'il faut croire). Les deux semaines vont être super chargées...je ne serai pas trop au bureau donc pas trop le temps de me cultiver avec mes collègues...

jeudi 22 mai 2008

Day 30: La quille

Ca y est. C'est la veille du départ. Je me revoie encore entrer dans cette chambre vers 1h du matin et me connecter à Internet de la même place où je suis maintenant. J'ai du mal à réaliser qu'on mois entier s'est écoulé depuis mon arrivée. C'est toujours un peu triste de faire ses bagages même si je suis extrémement content de rentrer.
Demain, je suppose qu'on va aller faire un resto avec les collègues puis je vais retourner à l'hotel vers 14:00 afin de finir de ranger mes affaires et entreprendre le long voyage du retour. Suspens de dernière minute: d'où partira l'avion (encore des modifications depuis hier et j'imagine que d'autres suivront demain ... à voir au petit matin dans le Bangalore Times).
Ce soir, j'ai appris une dernière chose, les PIL...Public Interest Litigation: la capacité qu'à chaque individu à porter pour une poignée de roupee un cas devant la justice pour tout et n'importe quoi tant que cela semble aller contre l'intérêt commun. Arrêter un chantier de plusieurs millions, faire des réformes, chaque PIL bloque tout ca et doit être traité par la haute cours de justice...dernier apercu du chaos ambiant. La démocratie portée à son maximum? C'est ce que semble penser le collègue qui me raconte ca... evidemment, je me garde de lui faire remarquer qu'on enferme aussi les gens pour exprimer des opinions politiques qui ne sont pas en ligne avec le gouvernement, que des femmes sont tuées et brulées pour des questions de castes ...
Le prochain voyage risque d'être interessant maintenant que mes collègues me considèrent comme à 50% indien ;)

mercredi 21 mai 2008

Day 29: An SoS to the world

Aujourd'hui, c'est mercredi. Et il ne s'est rien passé de particulier...juste un mercredi à travailler en attendant de repartir...jusqu'à 18h où un mail m'arrive: José (mon collègue Franco/Espagnol) ... repas ce soir avec les autres francais de GE au Palm. Accélération soudaine du temps: arf, il faut que je rentre malgré les embouteillages (bordel monstrueux ce soir), que j'aille faire un peu de sport (paske c'est ma bonne résolution) et qu'à 20h je sois prêt. Bon...petit dîner sympa dans le bon resto Indien du Palm Meadows avec 4 francais...un de Cahors (pas loin de Caussade...là où j'ai habité toute mon enfance), deux de Lyon (Arf....Centrale!!!!!). Beaucoup de bière. J'aurai jamais penser qu'entendre chaque phrase ponctué par "putain", "merde" et "c'est ouf" me ferait un jour autant plaisir... j'en verserai presque une petite larme. Bon évidemment, ils ont voulu aller faire le bar du Palm après mais j'avoue que je suis un peu claqué (enfin ils voulaient surtout mater le foot et je suis toujours un peu allergique) et que j'ai déjà bu trop de bière.

mardi 20 mai 2008

Day 27-28: Back to Work

Pas grand chose à signaler ces deux derniers jours:
> Lundi départ de Delhi à 4:00am, arrivée au bureau, 11:00am. Le temps de le dire, la journée était finie. J'ai passée une partie de la soirée à faire mes valises et à réfléchir à la répartition des differentes bêtises que j'ai pu acquérir.
> Mardi, passé la journée chez un fournisseur pour des revues de projets. Même chose que la veille - retour en voiture avec Ajay qui, dans la plus pure tradition indienne, m'a amené voir son appart sur un coup de tête sans me demander mon avis avant d'être arrivé à la grille (sympa cela dit, la veille il m'a montré tout fier sa nouvelle voiture (une petite Suzuki) en me disant qu'on irait faire la fête dans Bangalore à mon retour). Les apparts de cadre à Bangalore: situés dans de grandes résidences fermées et gardées, dans des immeubles d'un dizaine d'étages, de grandes surface pour un prix assez élevé pour le pays. Clairement une séléction par l'argent: quand je me promène avec lui dans la résidence, la population est nettement differente de celle de l'extérieur. Un appart plutôt spacieux et confortable avec un point notable, l'absence totale de meubles (Monsieur étant un peu Workholic, il n'y fait que dormir et ne voit pour l'instant pas l'intérêt d'investir...evidemment, il est célibataire ;) ). A priori, la guest room que j'aurai à mon prochain déplacement ressemble un peu à ca: une chambre avec tout le nécessaire, une cuisine commune à d'autres chambres...un peu le Healthcare institute à Waukesha (pour les GE guys).
Sinon, plus que 3 JOURS!!!!!!!!!!! J'ai eu la confirmation ce matin, je dois partir...5h avant de l'hotel afin de pouvoir acceder au nouvel aéroport...ce qui me fait partir à 10:00pm le vendredi pour un vol à 2:00am le samedi. J'espère pouvoir dormir un peu.

lundi 19 mai 2008

Day 26: Visit of the Taj

Bon, comme promis, le diaporama de mes séjours à Cochin (court) et Delhi (Fantastique). Je ne vais pas discourrir des heures sur l'intérêt d'aller voir le Taj Mahal...c'est juste immanquable. L'une des 7 merveilles du monde moderne ... à peu près aussi impressionant que la Basilique Saint Pierre de Rome.

Voyage en Inde - Delhi and Agra

Un petit mot sur le voyage: Trois à quatre heures de voiture juste pour y aller, des embouteillages monstrueux (heureusement on avait notre voiture d'aventurier ... une Toyota Innova 6 places tout comfort avec la clim, utile à 45°C). Un retour avec une heure sans bouger grace à plusieurs facteurs conjugués: un camion bloqué au milieu de la chaussée déformée, une ligne de circulation bloquée...du coup, méthode indienne, on passe à contre-sens (logique)...du coup ca bouchonne en face, les gens de l'autre file réagissent de même et passent à contre sens. Résultat: situation assez hallucinante, le traffic s'inverse sur presque un kilomètre sans l'intervention d'aucune force de police ou de contrôle...le chaos total.
Sinon, le passage (obligatoire mais pas obligé) par les boutiques à été plutôt instructif: comprendre comment incruster les pierres dans le marbre via des tailleurs de pierre (un vase superbe à la boutique...1500€, je dois avoir bon gout), comprendre enfin ce qu'est le Pachmina dont tout le monde parle (en fait une sorte de chèvre/mouton à poil long qui vit dans le cachemire et dont les poils longs, soyeux et fins permettent de tisser des étoffes très denses (des tapis magnifiques...et evidemment hors de prix même pour "mister France").
Cette semaine....c'est la dernière avant mon premier retour en France...l'impatience me gagne (même si je renonce au ménage/lavage/repassage/repas qui se font tout seuls du coup).

samedi 17 mai 2008

Craquage de dernière minute

Dans moins d'une semaine maintenant, je retourne en FRANCE!!!!!!!!!!!!! Bon, j'ai evidemment un souci d'avion dans la mesure où mon vol était censé partir de l'aéroport de Bangalore mais sachant qu'ils en construisent un deuxième, il règne une certaine incertitude quant à d'où partira mon vol (sachant qu'il faut deux heures pour se rendre à l'aéroport)....

Day 25: Touring Delhi with US guys

Aujourd'hui, petite virée dans Delhi pour voir les monuments recommandés par nos collègues indiens ... on charge donc la peletée de touristes que nous sommes dans l'Innova Toyota climatisation à 100% et nous sommes partis. Premier constat: chaleur écrasante, rien de comparable au climat "doux et temperé" de Bangalore. Mes photos étant assez lamentable dans la mesure où il est pratiquement interdit de photographier tous les monuments, j'ai récuperé des images sur internet pour rendre justice aux sites en question.
Premier arrêt: Lord Swaminarayan temple - un temple immense dédié à un leader spirituel Indou vivant en 1760 (!). Le temple lui même a été inauguré en ... 2005. L'architecture est extremement riche et magnifique mais savoir que le temple a été construit avec des moyens modernes enlève un peu au charme de l'endroit.
Moment critique: enlever les chaussures pour marcher jusqu'au temple sous un soleil de plomb ... on se brule rapidement les pieds ... par chance de longues nattes de tissues sont installées à même le sol afin de protéger la voute plantaire des fidèles.

Second arrêt: un autre temple dont le nom m'échappe ... entrée sans chaussures, 200 INR pour prendre des photos... Une immense place (les photos suivront plus tard) carrée avec en son centre une espèce de fontaine où les fidèles courageux viennent s'asperger d'eau (je suppose un rituel de purification comme pour le Gange).
Troisième arrêt: Le Lotus Temple ... construit par un architecte australien, il rappele evidemment l'opera de Syndey.
Voilà en gros la journée ... mes collègues n'ont pas trahis leur réputation de bon gros américains: la visite d'un temple, ca doit prendre dans les 10 minutes, au delà, c'est ennuyeux...par contre, le gift shop, si on pouvait planter une tente dedans, la vie serait merveilleuse (j'étais un peu atteré comme à chaque fois).
A propos de la ville elle même .... très differente de Bangalore. Beaucoup de pauvreté comme je l'ai déjà mentionné, des pousse-pousse vélo (en plus de Ricks), beaucoup de traffic (on a vu en live le résultat d'un camion essayant de passer sous un pont trop bas pour lui), beaucoup de pollution (il a l'air de faire gris de ma fenêtre mais c'est en fait juste la crasse accumulée sur la vitre), une chaleur étouffante. Demain, visite du Taj, j'espère que mes collègues seront un peu plus interessés.

mercredi 14 mai 2008

Day 20 to 24: Backpacker affair

Je me suis toujours demandé si mes auteurs de blogs preferés étaient de grand feignants à ne pas publier tout les jours... je me rend compte maintenant que pour peu qu'on soit un peu occupé, ca devient mission impossible. Mes excuses donc à Boulet, Kek, Frantico et toute la communauté blog que j'ai pu insulter mentalement en voyant leur publications sporadiques.
Cette semaine fut donc des plus mouvementées pour moi et ne m'a pas laissé le loisir de publier quoi que ce soit. En voici un petit résumé (les photos suivront lundi je pense vu que je n'ai pas mon cable avec moi):

> Day 20: India Supplier Day ... GE Corporate India invite les fournisseurs stratégiques à la grande messe des achats afin de donner les directions stratégiques pour 2008. Ils avaient fait les choses en grand: salles de conférence immense avec estrade, projecteurs, des gens répartis par tables afin de parler business ... suivi d'un banquet en plein air où j'ai eu l'opportunité de me faire empaler par quelques moustiques. Beaucoup d'orateurs interessants donc plusieurs medecins commentant l'utilisation des produits et leurs vision pour l'avenir, le président de GE Inde, le grand patron du centre de recherche GE Inde (plus de 1000 ingénieurs travaillant sur les technologies de demain).

> Day 21: Une journée de travail avec mes collègues américains suivie d'une soirée bar/bière ... rien de passionant ... surtout du networking. Tremblement de terre en Chine, un de mes collègues Chinois nous fait part des dernières nouvelles ... un collègue américain devait se rendre à l'épicentre du seisme la veille mais a annulé au dernier moment. Attentat sanglant à Jaipur, plusieurs dizaines de morts ... certains voyages sont annulés, la sécurité au aéroports est renforcée...on fait pas trop les malins. L'Inde soupconne une organisation terroriste basée au Bangladesh ... le gouvernement en profite pour lancer une vague de controle et d'explusion de la population immigrée illégale. Les tensions avec le Pakistans se font sentir ... récit d'accrochage à la frontière suite à "une tentative d'infiltration de terroriste appuyée par des rangers pakistanais (les forces spéciales pakistanaises)". Si on compte en plus les récits liés à la Chine, l'Inde m'apparait un peu par moment comme le Caliméro de l'Asie.

> Day 22: Départ pour Cochin dans le Kerala ... le Kerala, "God's own country" ... un paradis de verdure. La vue de l'avion est d'autant plus frappante que lorsqu'on décolle de Bangalore on apercoit surtout des immeubles et de la poussière et lorsqu'on se pose à Cochin, on suvole une mer d'arbre et de verdure où se cachent par endroits des maisons isolées. Pas eu d'opportunité de vraiment visiter si ce n'est quelques minutes de marche sur la jetée rapidement interrompue par l'obscurité et l'arrivée massive de moustiques. Fait remarquable, j'ai pris pour la premiere fois un petit porteur à hélice ... le voyage a du coup été nettement plus mouvementé que d'habitude (trou d'air, bruit, décollage/atterissage brutal). J'ai égalemment testé "l'hotel indien à 30$ la nuit" ... en résumé, j'avais l'impression de dormir dans la rue tellement il y avait de bruit (ceci sans compter la chambre plutôt petite et sale): une chose à faire une fois :).

> Day 23: Journée de travail en Kerala ... retour vers minuit à Bangalore ... la fatigue commence à se faire sentir.

> Day 24: Départ pour Delhi à 4h du matin ... pas grand chose à dire sur le voyage dans la mesure où je me suis effondré cinq minutes après le décollage. Delhi ... la capitale, rien à voir avec Bangalore ou Cochin. Ici, on retrouve partiellement ses repaires: beaucoup de traffic, une infrastructure adaptée, on se sent presque en Europe ... jusqu'à ce qu'on descende de voiture. Premier fait frappant, la misère la plus extrème cotoie la richesse ... des immeubles flambant neuf dont les abords abritent des taudis, des enfants à demi nus jouant dans les détritus, des visages incroyables d'expressivité (je comprend comment on peut obtenir des photos saisissantes maintenant).

Notre collègue Indien a voulu nous amener faire du shopping dans un quartier commercant: descente dans la fosse ... "kingdom of junk" ... des prix qui avoisinent les 2$ pour plus ou moins tout et n'importe quoi, des boutiques partout, on se rapproche du Souk Marocain. Alors que nous marchons tranquillement, soudain, un vent de panique souffle sur le petit marché, la police débarque suivie d'un camion remplis de gens sans uniformes. Les vendeurs se jettent sur leurs étals, toute la rue est en mouvement. Mon collègue indien nous tire par la manche et nous écarte du centre de la rue: la police a le droit de confisquer tout ce qui se trouve en vente sur la rue car il ests interdit d'empièter sur la chaussée (ce que tout le monde fait) ... ce n'est pas sans rappeler les files de marchant de tour eiffel en plastique des Champ Elysées qui au moindre signal de leur guetteur, attrapent les 4 coins de la serviette qui leur sert d'étal pour s'enfuir à toute jambe.

Sinon, un petit plus d'informations sur les castes grace à ma collègue Pavana que j'ai saoulé de questions dans l'avion pour Cochin (mais ils répondent toujours avec enthousiasme).
> L'appartenance a une caste donnée peût être identifiée via le prénom et le nom de la personne (via des préfixes et suffixes spécifiques)
> Les castes ne sont pas un frein à la mixité sociale (même si je soupconne cette collègue d'être plus libérale que la plupart) ... le mariage inter-caste reste rare et peu apprécié socialement.
> Les couples se forment beaucoup dans les même milieu sociaux et régionaux, ce qui amène a un certain niveau de consanguinité ... détail frappant exposé par une gynéco-obstétricienne lors du supplier day: le nombre de maladies génétiques et de malformations liées à la consanguinité est assez important en Inde, ce qui rend le besoin d'imagerie pré-natale plus fort.

Demain je visite Delhi et dimanche, je vais enfin voir le Taj Mahal ... photos et récit à suivre!

dimanche 11 mai 2008

Day 19: Down with the Barbarians

Aujourd'hui, mes petits camarades des US ont débarqués ... une tornade barbare dans mon petit paradis de paix du Palm Meadows. Activité première: shopping et boire des bières ... autant dire que mes tentatives pour leur proposer d'aller visiter un parc ou autre choses plus culturelles ont eu assez peu de succès. Je suis donc coincé pour la semaine avec Testostérone-boy - une vrai caricature de Texan (citation choisi: "oh yeah your collegue in Buc, the SQE, she's quite hot, right? Is the sourcing leader that hot?") qui descend les bières plus vite que son ombre et un autre un peu plus sympathique (un ancien militaire que nous nommerons Big Jim).
Je sens que la semaine qui vient va être fatiguante...déjà, dans la rue, nous ne passons pas inapercus et ils ne manquent pas d'attirer à eux tous les vendeurs ambulants de la création (même seul, je n'en ai jamais attiré autant, je dois avoir l'air méchant).

samedi 10 mai 2008

Day 17, 18: Elections & Religion

Encore pas mal de boulôt et de déplacements ces derniers jours mais j'ai toujours en tête d'alimenter ce blog. Ci-contre, une image assez insolite d'un gang de bovidés juste à l'entrée du site de GE.
Depuis quelques jours l'effervescence monte dans Bangalore à l'approche des éléctions du gouvernement du Karnataka. Du coup, j'ai pu rentrer dans les détails du fonctionnement politique du pays. En résume:
Deux partis politique majeurs, le BGP et "the Congress" qui se differencient par leur côté plus ou moins nationaliste et conservateur. De multiples partis mineurs (dont le parti communiste!) qui s'allient et s'aliènent régulièrement les deux grandes masses pour leur donner le contrôle.
Les éléctions se font à plusieurs niveaux: ici il s'agit d'élire les 200 représentants du gouvernement de l'état (le Karnataka). Chaque sous-régions vote à son tour et pèse pour un certain nombre de voix ... un seul tour lors des éléctions.
Le vote est démocratique dans le sens où tous on le droit de voter directement sans distinction de caste ou de niveau social. Cependant, dans les faits, le niveau de participation reste assez bas (de 20% à 60%) du fait qu'une grande partie de la population reste assez pauvre et peu informée.
Un article dans le Times révele des distribution de nourriture et de sahri clandestine dans le but d'acheter des votes (!!!)
Enfin, comme déjà mentionné, la vente d'alcool est interdite dans toute la région durant la durée des éléctions ... donc ce soir, je me suis retrouvé dans un pub avec mon collègue sans pouvoir commander une bière.
En début d'après midi, un collègue m'a proposé de faire une petite sortie: soit aller dans un Mall pour s'amuser, soit voir un temple (j'ai senti le test du "es-tu un bon gros américain de base?"). J'ai evidemment choisi le 'Temple of Lord Krishna" dont vous voyez ici l'unique photo dans la mesure où il est interdit d'en prendre de l'intérieur et où la sécurité est draconienne (fouille au corps, portails détecteurs de métaux, gardes). Relativement récent (une 30aine d'années), il n'en reste pas moins très impressionant: plusieurs centaine de mètres de long, des milliers de fidèles en permanence, il s'agit d'un des plus grands de Bangalore. Sa construction a été financée par un mécène (un espèce de maitre spirituel dans la religion indou, ca fait plusieurs fois que ce type de personne m'est mentionné, je me renseignerai plus avant...) et il en existe de similaires à Londres et aux Etats-Unis. Quelques moments qui m'ont marqués:

On n'entre dans le temple que nu pied ... des fidèles viennent du centre de Bangalore nu pieds pour aller prier dans le temple

La marche des 108 pas ... 108 dalles de marbre rouge ménent au coeur du temple. Chacune ne peut être franchie qu'après avoir repeté le mantra adequat en l'honneur de Krishna, la croyance étant qu'au bout du chemin, tous les péchés sont pardonnés. Le fait de se retrouver le seul blanc au milieu de centaines de personnes murmurant le mantra repeté dans les hauts parleurs et avancant en cadence est assez perturbant, pourtant, j'aurai pensé attirer davantage les regards suivant ce qu'on m'avait raconté (quoique j'ai vu peu après la visite un westerner accompagné d'un indien arborant un polo Oracle entrer dans le même temple).

La procession jusq'au coeur du temple ... passage devant plusieurs statues de dieux indous ... recueillement des fidèles sous les invectives des gardiens en uniforme s'assurant que la procession avance (surprenant)

L'arrivée dans le temple principal face à un autel doré (ou tout en or suivant les dire de mon collègue) de 3m de haut sur 10 de large. Un plafond de 10m de haut ornée de peintures représentant des scènes du Gita (la Bible indouiste ... j'essaierai de me procurer une version anglaise, j'ai raté le coche aujourd'hui) dans le même style que les temples chrétiens. Une impression de bruit emprunte de recueillement assez paradoxale pour un lieu de culte (du point de vue européen évidemment).

La sortie du temple et la boutique souvenir ... je m'attendais à voir à la sortie du temple une multitude de vendeurs d'objets de culte et de nourriture mais j'ai été surpris de l'insistance de mon collègue pour acheter quelque chose. J'ai d'abord refusé poliment dans la mesure où je considerais ca assez déplacé pour un non indou d'acheter un objet de culte indou (oui, je suis un peu psychorigide) ... jusqu'au moment où il a fini par acheter quelque chose pour moi. Je ne suis toujours pas arrivé à determiner l'exact pourquoi de tout cela mais je pense qu'il s'agit en fait d'une forme de soutien à la communauté du temple (même si il existe aussi des urnes pour donner).

Pour finir sur une touche moins culturelle, quelques citations choisies de mes conversations:

> You know, Muslims, I'm afraid of thoses people. Some of them are crazy (en passant devant une mosquée) ... que répondre à ca à part "you probably can live in US easily ;)"

> The people in Buc, they hang around at coffee machine and elswhere together. Are they making out? Lots are married couple? ... donc evidemment, démenti, non, les gens qui vont prendre le café souvent ensemble à Buc ne sont pas nécessairement mariés ou amant, juste amis la plupart du temps.

> And your parents, did you had to ask their permission to come to India? ... donc là evidemment, je me mords la lèvre très fort pour pas rigoler (oui, à presque 30 ans, j'arrive à prendre des décisions ;)) )

Donc bon, en gros, culturellement, il y a un sacré fossé. Sinon, je suis allé faire deux trois amplettes de petits souvenirs pour des gens qui m'ont demandé et d'autres qui ne sont jamais allé en Inde et qui ne m'ont pas demandé. J'ai assisté à de la bonne grosse négociation de marchand du Souk de la place Djama el Fna (quand je disais que ca me rappelait le Maroc).

jeudi 8 mai 2008

Day 15&16: Working like a dog...

Désolé, c'est pas la flemme qui me prend...juste que hier soir j'ai bossé jusqu'à minuit et ce soir j'ai beaucoup trop mal aux yeux et au crâne pour faire autre chose que dormir et dormir si j'arrive à trouver la lumière adéquate. Bon sinon, feu d'artifice, j'ai passé le cap de la moitié de mon séjour ici ... demain je vais me promener chez un fournisseur donc autant dire que la semaine est fini. Ce week-end, c'est les éléctions donc ca va pas être folichons:
> Interdiction de vente de l'alcool dans les bar et les hotels (ils ont vidé mon mini-bar)
> Beaucoup de perturbation à prévoir sur les routes (encore plus que d'habitude en gros)
Donc pour résumer, je pense que je vais tester le bain de soleil si il ne pleut pas (comme ce soir).
Pour ceux que ca interesse, une explication intéressante du concept de castes sur Wikipedia:
r.wikipedia.org/wiki/Caste ... un peu touchy comme sujet, j'ai preferé pas trop l'évoquer avec mes collègues. Je reprend demain soir ou sans doute ce week-end pour quelque chose d'un peu plus fouillé sur les élections, promis.

mardi 6 mai 2008

Day 14: A short educational story of India

Pas de bol, ce soir ca va un peu mieux, je suis d'humeur éducative et mon petit voyage en voiture de ce matin m'a permis de discuter un long moment avec mon collègue Ravi. Pour un peu plus de facilité, j'ai classé ca par sujet, histoire que vous puissiez éviter les sujets que vous n'aimez pas:
Scolarité:
> Deux types de diplômes post bac, le Central Board of Examination et un autre dont le nom m'échappe avec des niveaux de difficultés différents qui donnent cependant accès aux mêmes universités (!)
> Beaucoup de diplômes, peu de compétences ... d'après le Times et confirmé par ma discussion avec un chef d'entreprise aujourd'hui, il existe un forte pénurie de main d'oeuvre qualifiée autant au niveau blue collar que white collar (mais il me semble en avoir déjà parlé).
Economie:
> Un Taux d'intérêt à 15-18% pour un prêt immoblier sur 10 ans (merci GE Bank)
> Un "Crore" défini comme 250 000 roupees (pour info, ca aide des fois)
> Des salaires en croissance de 20% par ans dues à la faible main d'oeuvre qualifiée (on part d'assez bas ... 1.56$/hour soit dix fois moins qu'en France)
> Une inflation chronique et récurrente qui régule le niveau des salaires (hausse>baisse>hausse>baisse)
> Un système de participation tout comme en france (50% du salaire parfois en fonction des résultats de l'entreprise)
> "Peenya": la zone industrielle de Bangalore considerée comme la plus grande plate forme industrielle Asiatique ... une zone toute en contraste, de petite échoppes d'artisan cotoient de grand batiment abritant des entreprises au revenus allant à plusieurs dizaine de millions de dollars, parfois à quelques mètres.
> Ci contre en haut, une machine abritée dans le batiment
d'un fournisseur stratégique de plusieurs million de roupees ... en bas Wixon motors, qui répare probablement des mobilettes et tout ca à quelques centaines de mètres séparés par une file continue de petites entreprises.

Everyday life:
> Le vrai traffic de Bangalore ... 1:30 pour traverser la ville dans les fumées de pots d'échappement et la chaleur
> L'explication du traffic: Bangalore a connu une explosion sans précédent les dernières années avec l'implentation de plate-forme IT off-shore. La ville a continué à croitre à toute allure et est devenu tentaculaire mais les infrastructures n'ont pas suivi ce qui crée beaucoup de désordre et de mécontentement parmis les habitants. Le gouvernement de l'état est tombé récemment et des éléctions sont en cours entre autre pour cause de mauvaise gestion.
> Un démenti (au besoin), non, les indiens n'ont rien à voir avec l'Allemagne des années 40 même si de nombreuses maisons arborent la svastika (symbole sanskrit qui signifie prospérité). Il s'agit en fait en Inde de la version d'origine du symbole (typiquement orienté à droite et vertical) qui a été repris et détourné par l'Allemagne Hitlérienne. Pour en savoir plus:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Svastika (parce que je vérifie mes sources ;) )
Un rituel pratiqué dans les régions indiennes très pratiquantes de l'Indouisme consiste chaque matin à asperger les dalles de la maison (extérieur ou intérieur) d'eau et d'y tracer avec de la poudre de riz des symboles de bonheur...le premier d'entre eux est la svastika.
> Le sanscrit est l'origine de la langue Indi en terme d'alphabet ... un autre symbole connu est le ohm, aum ou autre orthographe tolerée, symbole de base de la méditation indou et boudhiste (voir ci contre).


> Un topo sur les éléctions et le système gouvernemental ... j'avoue qu'il me faudra re-demander, ca allait un peu vite (sachant qu'en plus de parler, j'intimais secretement à mon estomac de ne pas deverser son contenu sous les assaults furieux de coups de freins, d'accélération et de virage abrupt dont nous gratifiait le chauffeur). En gros, deux partis majoritaires, des petits partis minoritaires qui font la loi (un peu le centrisme en France), un système d'éléction par état puis ... ? Je reviendrai là dessus
> L'apprentissage de l'Indi (deux mots, "oui" et "non" que j'ai déjà oublié) et de l'anglais facon Inde ... je remarque que quand je roule les r ou que j'essaye de les imiter ils me comprenent nettement mieux qu'avec l'accent du wisconsin. A creuser!

> Le linge qui sort de la chambre sale et qui pue et qui revient tout propre, repassé et plié ... un bonheur rare que je n'avais encore
jamais expérimenté (même si en terme de délais, ca reste à améliorer, 7:30pm, c'est pas 9:30pm...j'aimerai bien dormir moi, je suis encore un peu malade)
> En exclu, une moto coursier et la testarossa de mon chauffeur ci contre.

lundi 5 mai 2008

Day 13: La crève...

Je comprend mieux ... c'était le 13ème jour aujourd'hui... donc j'ai la crève, tout s'explique. Ca commence à aller mieux mais ca a pas été terrible aujourd'hui (trop peu de patience, trop peu de concentration, trop mal au crane).
J'ai levé sans grand succés la question des vaches sacrées...en effet, en parcourant les routes de Bangalore en voiture, on ne peut manquer de tomber sur un de ces animaux efflanqués. Réponse officielle: ce sont des bêtes qui appartiennent à quelqu'un, elles ne sont juste pas mises dans des enclos et le propriétaire n'est jamais loin. Elles sont élevées pour le lait et la viande même si la plupart des indous n'en mangent pas. Comme quoi, les immenses notions culturelles de Tintin sont finalement devenu obsolètes.
Sinon en vrac aujourd'hui dans le Times:
> Humour malheureux de G.Busch: "les prix de la nourriture augmentent parce que les indiens consomment plus de grain" (parce qu'ils sont très nombreux...). Tolé à table chez mes collègues
> Petit coup de parano nationaliste: les chinois montent des cyber attaques pour être en mesure de déstabiliser le pays en cas de conflit
> Reminiscence de polio à Delhi (dans les bidon-villes)

samedi 3 mai 2008

Day 11 & 12

Premier week-end sur Bangalore grâce à un collègue qui y vient depuis des années ... pas mal de découverte et d'expériences:
> Des taxis qui vous amenent dans des boutiques au fond de petites ruelles sans vous demander votre avis (assez déroutant la première fois)
> Les autorickshaw (ou cheminées mobiles ... voir les vidéos) et comment les séléctionner ... éviter les propositions pas cher (souvent liés à l'arrêt dans une boutique), regarder l'état du compteur (si neuf, c'est souvent bon signe)
Pour en savoir plus sur ce mode de tranport: http://fr.wikipedia.org/wiki/Rickshaw
> Le syndrome du touriste blanc:invention de tarification multiples et autres arnaques
> Les meutes de chiens errants (multiples histoires de locaux qui se font dévorer)
> Commercial street ... un bazard sans nom où on trouve de tout pour pas cher (au milieu de la foule, de la fumée et des odeurs)
> Les malls de Bangalore ... un peu moins le bazard et des vêtements de marque à 50% du prix Europe (pour l'exact même produit)
> Les restaurants (Sunny's ... un continental très bon et le Paparazzi, au 10ème étage d'une tour qui domine Bangalore)
> Les pubs de Bangalore (avantage d'être étranger: on peut rentrer sans être accompagné)
> Le jardin Botanique (magnifique), le palais de Bangalore
> La marche sous le soleil, la chasse aux autorickshaw, les négociations sans fin, le mal au ventre (oui, ca a fini par m'arriver...trop d'excès en deux jours après une semaine de quasi diète), le taxi à minuit qui prétend connaitre en partant et qui après cinq minutes de route vous demande l'addresse (grand moment de solitude), le plaisir de la douche après avoir passé la journée dans les odeurs de gasoil et la poussière.

Un petit diaporama de la journée (clickez dessus et accédez à PicassaWeb):

Bangalore - 04052008



Un petit Film sur nos amis les animaux (Jardin Botanique de Bangalore):


Un petit tour en Autorickshaw (le best off):


Un petit gout de l'ambience d'un bar jeune et branché à Bangalore:

vendredi 2 mai 2008

Day 10: Indian Exam for Spicy Food

Aujourd'hui, j'ai passé mon Exam pour la nourriture locale ... des collègues m'ont invité dans un vrai restaurant indien.
J'ai eu droit au défilé des plats au poulet par ordre croissant d'épice ... de la petite soupe de poulet légérement épicé au morceau de poulet frit avec un pate à base d'épices. L'objectif avoué: déterminer ma limite de tolérance...
Malgré de nombreuses gouttes de sueur et un faciès un peu rouge vers la fin, mes collègues ont fini par conclure: "ok...you're ready for the most spicy Indian food. Good for you!". J'ai donc décroché avec succès mon exam ... ainsi qu'un petit conseil "if it gets too spicy, eat a bit of yogourth to kill it". J'ai aussi mangé pour quinze jours ... on verra demain si j'arrive à digérer tout ca mais pour l'instant, ca va.

mercredi 30 avril 2008

Day 9: Pas de message?

En effet, pas de message le 9ème jour ... tout comme en France, le 1er mai est la fête du travail en Inde. Bon, comme je suis un garcon sympathique, je vous ai quand même fait une petite compilation de Items of Interest sur l'Inde que j'ai appris pendant cette journée:
> Pas de service militaire obligatoire - selon l'envie de chacun
> Un système douanier protectioniste ... taxe sur tout ce qui rentre en Inde. Jusqu'à 100% de taxe sur les produits considerés de luxe (et on tombe vite dans cette catégorie)
> La peine de mort est toujours en application
> Les gens battus à mort et brulé vif sont à la mode dans les altercations inter-castes (déjà deux histoires differentes que je lis en une semaine dans le Bangalore Time)
> Les écoles sont soient payantes, soit gratuites ... cependant les bonnes écoles restent payantes (comme les hopitaux)
> Beaucoup de grands diplômes mais des études montrent que seuls les 10% meilleurs sont employables ... par des entreprises indiennes. Le gouvernement cherche à remonter le niveau général
> Tata est déjà un fabricant de voiture en Inde (Indicar) ... dominant du marché: GM, Ford et les marques asiatiques ... beaucoup de petites voitures avec un minimum de confort
> En exclusivité, le mystère de la douchette dans les WC enfin résolu ... elle sert bien à ce que vous pensez (ce qui devient rapidement gore quand les WC sont mal concus)

Petite note en passant

J'oubliais...je ne m'addresse sans doute pas à un public de connaisseur donc voilà: quand vous regardez le blog, vos commentaires sont toujours les bienvenus (en bas de chaque message, vous pouvez laisser un commentaire). Ca m'indique au moins si ca vous interesse un poil :))

Day 8: Office noise ... Apple saves my day

Le Indian Standard for Office Noise... à des années lumières du standard francais. Je me plaignais auparavant des excès de voix des hommes de ménage chez GE France et du bruit généré par les travaux - cette époque est révolue. La palme du "loudest guy in the office" revient à mon collègue Ajay dont l'activité favorite est de se promener autour des bureaux en claironant ses négociations fournisseurs dans son portable (il est très sympathique au demeurant hormis ce léger détail).
Détail plus surprenant et désagréable (sachant que l'ensemble de l'équipe trouve décidement que Ajay est un peu bruyant), il n'est pas rare de voir se former à 50 cm de son bureau un groupe de 5 à 6 personnes se mettant à discuter frénétiquement sur un sujet totalement étranger et anéantissant du coup tout espoir de concentration ou de réflexion approfondie...ce à quoi s'additione la symphonie incessante des téléphone fixes, mobiles, pager et autres. Adaptation difficile.

Un petit extrait choisi de ce matin pour vous donner une idée - rendu audio réaliste... son windows a 50% et son vidéo à 100% - pour info, c'est un moment de "calme relatif" (les connaisseurs reconnaitront mon eastpack noir au premier plan qui me suit décidement partout)



Désormais je vie avec mon ipod en permanence sur les oreilles, le volume plus ou moins à fond pour travailler.

NB: Pour tout ceux qui se demandent si je n'est que ca à faire le matin (je sais qu'il y en aura), la réponse est: j'ai beaucoup de travail mais il n'y a pas de machine à café (ni culturellement de pause-café d'ailleurs). Donc, le break de cinq minutes que je m'accorde vous étais consacré aujourd'hui. :))

mardi 29 avril 2008

Revue de presse: Bangalore Times

Dîner seul permet de trouver un peu de temps pour s'intéresser à l'actualité locale... la revue de presse du Bangalore Times du 29 avril ... un grand moment d'actualité...
A la une, concours de qui a la plus grosse entre l'Inde et la Russie sur le nombre de sattelites lancés en une fois par une fusée...la Russie en lance plus mais développe sa fusée conjointement avec l'Ukraine donc ca compte pas (d'abord). Un quart de page sur une histoire de claque échangée entre sportif et un article sur la révision de l'heure d'ouverture des écoles primaires (8:30 am Vs 9:30am)
Un article interessant sur le Pre-Conception and Pre-Natal Diagnostic Act ... interdiction pour les docteurs de donner à l'avance le sexe des futurs nouveaux nés pour éviter les female foeticide ...
Les faits divers ... "Family bloodshed paints april in red" ... une retrospective des meutres intra-familiaux ce mois-ci, des discussions concernant la création d'un second aéroport à Bangalore, des critiques sur les cheerleaders.
Le sport...du cricket, du cricket et du cricket...

Day 7: Le nouveau barbare ...

Ou comment passer pour un être fort peu civilisé auprès de ses hôtes. Ce midi, le déjeuné a été l'occasion d'un échange cordial sur les differences culturelles qui nous séparent (discussion avec deux indiens du nord, père de familles).

... 1er sujet: la nourriture. Suite à des requêtes de plus en plus présente mais empruntes de bonnes intentions j'en suis sur, concernant mon aversion pour la nourriture servie à la cantine et en général à Bangalore (1 déjeuné à la cantine = 0.5$), j'ai fini par lâcher que la seule chose qui me manquait c'était la viande. Mine mi-consternée, mi-amusée de mes collègues ... "yeah, here they don't serve meat, a large portion of the population is vegetarian". Evidemment, je le savais, l'hindouisme demande de ne pas tuer d'être vivant pour se nourrir donc, avec 80% de la population indouiste ... ca fait assez peu de consommateur de viande. Pour info, les protéines viennent du lait dans ce régime alimentaire.

... 2ème sujet: le mariage et le concubinage. Le favori de mes collègues quand ils me parlent ... en résumé: même si ce n'est pas "illegal" (souligner illegal, en levant un sourcil pour souligner que ca reste assez invraisemblable), le concubinage est très mal consideré socialement (comme en France ou en Espagne il y a quelques dizaines d'années). De manière générale, le mariage se fait vers 27 et les enfants arrivent juste après. Ne pas être marié et ne pas avoir d'enfant à 30 ans, "you're considered lost"...commentaire supplémentaire: here's you're married for life, there's no such things as...Sarkozy (ce qui m'a bien fait rire)

Sinon ce soir, après des jours de chaleur étouffante, une magnifique orage à éclaté qui a fait sauter toute l'électricité...pas de bol les photos ne rendent pas.

lundi 28 avril 2008

Day 6: Daytona USA in Bangalore

Lundi ... retour au boulôt pour tout le monde après un bon week-end de repos (ou pas). Aujourd'hui pas mal de taf donc pas grand choses d'interessant si ce n'est le fait que j'ai "enfin" rencontré un des francais qui devaient être sur place. Profitant de son expérience de la ville, on va aller se balader un peu le week-end prochain ... et je risque aussi de changer de crémerie dans pas longtemps pour aller m'installer au coeur de Bangalore (sur les conseils de...tout le monde).

Allez, sujet du jour, je vous amène faire un tour de circuit à Daytona Bangalore dans la Porsche Carrera 4 de mon chauffeur...écoutez bien les 6 cylindres en V hurler sous le capot quand il passe la première. Et si après ca vous avez pas compris dans quel sens est la circulation...c'est assez naturel.

NB: Pour les vidéos, il vaut mieux laisser un peu charger sinon ca rame, elle sont assez grosses...je ferai mieux la prochaine fois.Et mettez le son, sinon ca manque de charme.

Daytona Bangalore by day (9:00am):


Daytona Banglore by night (7:00pm):


Pour info, je ne secoue pas la caméra, je suis juste les cahots de la route afin de rendre le réalisme de la scène. Pour ceux qui se posent la question: oui, c'est nettement plus flippant en vrai.

dimanche 27 avril 2008

Day 5: Snooker, Kingfisher and Cricket

Aujourd'hui, j'étais motivé pour travailler (je vais sans doute m'y mettre d'un instant à l'autre)...mais j'ai preferé profiter encore un peu des avantages de l'hotel (semaine prochaine, je visite Bangalore promis, mais ce week-end, il fallait vraiment que je dorme).
J''ai fait plus ample connaissance avec [Nouresh], l'un des prof de sport de l'hotel, originaire du nord de l'Inde mais parlant avec aise visiblement aussi bien le [taml] que le [karnataka] ou l'Indi (c'est entre crochet quand j'ai un doute sur l'orthographe). Après m'avoir initié la veille à la religion nationale (le cricket ... un dérivé lointain du baseball...très lointain), il m'a expliqué que je m'escrimait assez inutilement à jouer sur le snooker comme sur un billard américain.
De là, deux petites heures d'initiation au snooker donc (version beaucoup plus intéressante je dois dire que le billard standard) et une petite discussion d'une heure sur l'inde, les prix, les ambitions des gens ... quelques infos en vrac de plus:
> 1 laksh correspond à 100 000 roupees ... les villas du Plam Meadows se louent environ 2 laksh soit en gros 3300€ ... sachant que les locaux comme lui, qu'il appele middle-class, gagnent 5000 roupees par mois (83€).
> [Nuresh] considère qu'avoir un diplôme et parler l'anglais est important ... pour décrocher un bon job comme dans ... un call center.
Lundi je vais demander à mes petits collègues de m'amener voir un match de cricket et de visiter un peu la ville! Sinon, deux trois photos de plus pour illustrer tout ca! Ci-contre ... 130 roupees ... de quoi acheter deux Kingfisher en ville (en une seule à l'hotel :''( ).

samedi 26 avril 2008

Day 4 ... Exploration du Palm Meadows

Le Palm Meadows ... une enclave résidentielle dans la ville. Des gardes un peu partout, de magnifiques villas où se mélent indiens aisés et expatriés ... on y entend toutes les langues ou presque. Pour avoir vraiment une idée, il faut s'imaginer un mélange entre la résidence de Desperate Houswife (et il doit y en avoir un paquet ici) et la Zona (zone résidentielle fermée et gardée au Mexique) ... j'ai passé un peu de temps à m'y promener ce matin sous le soleil (en fait surtout pour trouver un ATM à la base...toute une aventure pour le faire fonctionner).
On y voit beaucoup de grosses voitures, des indiennes en sahri qui coupent l'herbe au ciseau (véridique), d'autre qui balayent sans cesse les allées avec de longues nattes pour que les rues soient propres.
Je ne sais pas si je vais y rester longtemps dans la mesure où ca coute cher et où je risque d'un peu m'ennuyer au bout d'un moment mais j'ai passé en tout cas un très bon moment sur une terasse ce midi à déguster un Chicken Tica accompagné d'une Coronna. Pour tout ceux qui se demandent...non, je n'ai toujours pas mal au ventre - pour être franc, je suis un peu surpris qu'il y ait si peu d'épices au final ... on verra pour la suite ;))

L'inde ... en quelques mots

En très peu de temps, de nombreux faits m'ont marqué...en vrac:
> Une inflation galopante sur les produits de base (10-15% parfois en une semaine) ... d'exportateur de nourriture, l'Inde est devenu importatrice ses dernières années
> Pas de langage commun...je pensais l'Indi parlé partout, en fait pas du tout. Plus de 25 langues officielles et des milliers de dialectes non officiels ... de fait, les Indiens ne se comprennent pas entre eux d'une région à une autre et de fait, la langue du business est...l'anglais (pratique pour moi)
> Une unité nationale récente ... les régions (le Karnataka) étaient initialement indépendantes et ont été unifiées par les colons (francais, portugais et surtout évidemment anglais). Ce qui explique la différence de langue
> Les weeks end varient d'une région à l'autre (samedi-dimanche au Karnataka) mais samedi/lundi dans d'autres régions. Pas de directive nationale à ce niveau...ce qui rend les visites fournisseurs assez complexes à organiser
> 90% de mariages intra-castes encore ... le système de castes étant, d'après ce que j'ai compris lié aux régions uniquement et non pas à la classe sociale des personnes. Pas de choc culturel quand j'ai expliqué à mes collègues que je vivais avec qqn sans être marié, juste une légère surprise et un commentaire: "here, you get married earlier than that. Typically, right after college". Petite précision pour les européens naifs comme moi sur le mariage organisé suite à une discussion en voiture avec un collègue... les mariages ne sont pas forcés: la famille joue juste le rôle d'entremeteuse ... les mariés se rencontrent avant et conservent le droit de refuser si ils ne sont pas d'accord (ou du moins c'est ce que j'ai compris).
> Une criminalité assez importante ... les crimes de sang ont l'air assez courants dans Bangalore mais sont visiblement basés principalement sur des rivalités inter-caste ou à des disputes. La lecture du Times est très interessante à ce sujet.
> Pas de couverture sociale ... les hopitaux de base sont gratuits - les meilleurs sont payants. Chez GE, les employés bénéficient d'une couverture apportée par l'entreprise et d'une lump sum pour l'achat de médicament d'usage courant pendant l'année

Day 3

Pas grand chose de nouveau...l'équipe indienne bosse du matin au soir. Une courte pose déjeuné et c'est reparti. Entre temps j'apprend que je vais me déplacer pas mal: Cochin, Goa, Delhi en plus de Bangalore. J'apprend égalemment que les collègues francais sur lesquels je comptais ne sont finalement pas là (All by myslef....don't wanna be...). Avant de partir, plusieurs indiens me demandent ce que je fait ce week end et de les appeler si je veux faire quelquechose comme visiter la ville ... l'équipe est de manière générale très sympa. Une amie du boulôt à qui je confie ca via le chat me dira "oui, évidemment, ils veulent que tu véhicule une bonne image..." ... retour de la parano.
Retour à l'hotel, je traine un peu sur les blogs ... environ 300 expat francais à Bangalore qui comme moi, raconte leur expérience. La lecture me fait parfois sourire, parfois peur. Ce qu'ils décrivent correspond au peu que j'ai vu: un pays plein de contrastes. Une économie en pleine croissance (7%), beaucoup d'investissement étrangers et pourtant un esprit nationaliste de plus en plus fort (Toutes les villes ont repris des noms Indiens...Bangalore ---> Bangaluru). Des déclarations fracassantes du gouvernement sur les entreprises étrangères ...

Day 2 ... Premier repas

Après quelques heures de travail et quelques minutes de chat pour rassurer mes collègues francais sur ma situation, la grande épreuve arrive, le premier repas. Bonne nouvelle, ils ont une cantine sur le site, mauvaise nouvelle, ca ressemble plus à la soupe populaire qu'à autre chose.
Ajay m'explique les rudiments, me montre ce qui est ou pas épicé et insiste pour que je prène un yaourt (nouvelle crise de parano). Au menu, du riz (surtout), de la sauce avec des légumes et leur pain local qui est une espèce de galette de mais ... pas ou peu de couverts, on mange avec les doigts. Partagé entre la trouille des crampes d'estomac et la peur de vexer mes hotes, je décide de faire comme eux ... le déjeuner est frugal. Viens ensuite la question de l'eau...celle du robinet n'étant pas potable, n'y ayant pas de distributeur de boissons (ils me disent en rigolant ... "no 30c machines to get a coffee ... ca leur a paru affreusement cher je pense), peut on faire confiance à la seule tireuse d'eau du batiment qui semble dater de l'age colonial. La soif est plus forte, je tente ...

Day 2

Levé 7:00...pas de petit déjeuné pour l'instant vu que mon estomac est toujours à l'heure de Paris. Onction des mains et du visage de crème anti-moustique, brossage de dents à l'eau minérale, aspersion en règle de ma garde robe de produit anti-moustique. Je suis prêt.
Arrivée du taxi de GE ... 9:30 ... il ne parle pas un mot d'anglais et me fait penser à l'extra-terrestre déguisé en mexicain dans le premier Men in Black. Je soupconne rapidement que ses "yes sir" à répétition servent à cacher une certaine gène liée à sa totale incompréhension de ce que je lui raconte. On part....nouvelle crise de parano quand il commence à s'engager dans des ruelles sans goudrons et à aller dans une résidence...les paroles de mon collègue Amércain me reviennent en tête "you gotta be extra-carefull Nicholas when you go there...they might get you to a remote place where people will wait for you to beat you up and steal your belongings". Devant ma mine effarée, le chauffeur parvient à m'expliquer qu'on est à l'appartement d'Ajay, un collègue, qui vient avec moi. 10 minutes après, Ajay arrive et on repart vers GE.
Bangalore surnommée "icy city" offre tout les contrastes que l'on peut attendre sur la route...de grands immeubles ultra modernes cernés de bidonvilles, des rues en piteux état ultra-encombrées, un sens de la conduite assez local et un soleil de plomb.

Day 1

Après des semaines d'attentes, je suis enfin confronté à la réalité du départ ... je dis rapidement au revoir à mon appartement Carillons et m'engouffre dans le taxi qui va m'amener à CDG puis direct en Inde. Je franchis la porte de l'avion, sensation de vertige ... plus de retour en arrière, c'est parti pour minimum un mois en terre inconnue. On m'a tellement dit de choses contradictoires sur le pays que ma parano est au maximum...

Première bonne surprise dans l'avion...il est presque vide... 9:30 d'avion sans presque les sentir et sans dormir...je songe aux miles qui s'accumulent sur ma carte air france.

Aterrissage mouvementé...l'avion peine à freiner, ca commence bien! Distribution des cartes de débarquement et sortie de l'avion. Passage brutal de l'atmosphère climatisée et filtrée de l'airbus à la chaleur humide et odorante de l'air indien. Aéroport ultra-bruyant (norme francaise) et un peu chaotique. Je récupére mes bagages, mes collègues indien et en deux minute, sortie de l'aéroport. Immédiatement, l'air se met à vibrer autour de moi...les moustiques sont de sortis cette nuit. Mon collègue indien me regarde en souriant "you'd better watch out for the mosquitos...quite a lot here"...tu m'étonnes. Coup de parano supplémentaire (le paludisme...) et je saute dans le taxi qui m'amène à l'hotel. Sortie de l'aéroport...rues désertes ou presque. Des chiens érrants et des vaches un peu partout. Le taxi a l'air de maitriser et il slalome rapidement entre les quelques voitures en abusant de l'avertisseur sonore.

Arrivée à l'hotel...magnifique...un des meilleurs que j'ai vu jusqu'à présent (même le palace de Budapest est petit à côté). Un personnel extremement prévenant, limite servile, qui me met tout de suite mal à l'aise (surtout que je n'ai sur moi que des euros donc impossible de tiper le gars qui se coltine mes 30 kg de valises). La chambre est superbe et tout confort.
Un petit coup de parano plus tard (insecticide dans toute la chambre), je m'installe sur mon pc. Au bout de trois heure, je réalise qu'il est 3h du mat en local et que je me lève dans 4 heures. Extinction des feux.